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[1] Vanilla Sky (2002)
[2]Control (2007)
[3]Solaris (2003)
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:56

Modifié le mercredi 09 avril 2008 17:59

[1] Vanilla Sky

     Vanilla Sky
" Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie "


Si il y a bien un film résumant la difficile situation d'un homme perdant tout ce qu'il possède de manière maladive, ici joué par Tom Cruise, c'est bien Vanilla Sky. Sortie de l'esprit de Cameron Crowe scénariste, producteur et réalisateur de cet ambitieux projet où l'imaginaire l'emporte sur le réel, l'idée est pourtant simple. David Aames (Tom Cruise) a tout ce qu'il veut : la richesse, la beauté, le pouvoir et l'influence. Mais un soir il rencontre Sofia Serrano (Penélope Cruz), la compagne de son meilleur ami, Brian Shelby (Jason Lee). Le monde de David bascule irréversiblement. Traqué par son ex-petite amie maladivement jalouse Julie Gianni (Cameron Diaz), David tente de se faire pardonner et de lui avouer son amour pour Sofia. Détruite elle tente de mourir avec l'homme de sa vie en voiture, puisqu'elle n'a pas réussi à l'avoir de son vivant, il sera tout à elle dans sa mort.
Malheureusement David survit contrairement à elle, mais sa vie est définitivement en pièce, son visage si doux n'est plus qu'un horrible balafre. Cherchant à reconquérir la belle Sofia, il s'enfonce peu à peu dans sa folie qui n'est en fait qu'un puissant et long rêve.



Thom : Cameron Crowe nous entraîne dans un rêve, où le bon comme le mauvais s'invite, il n'y a pas de happy-end qui entache tellement le cinéma américain. Tom Cruise ne nous laisse pas indifférent pour une fois. Il quitte son costume de pimbêche à sourire faisant vendre des dollars pour un David Aames défiguré et au bord de la folie, perdant au fil du temps son amour propre, Sofia, sa fortune et sa réputation. Crowe invite les spectateurs dans un débat sur le choix et ses conséquences, sur le fait que tout peux changer selon un parti pris .On note également que les seconds rôles comme le docteur Curtis McCabe interprété par Kurt Russell sont attachant par leur prestations convaincantes et en leurs convictions dans l'idée du film.
De nombreux thèmes y sont abordés tel que l'amour, la folie, la haine, l'envie, la jalousie, le père.
Visuellement agréable, le film possède également une B.o envoutante nous laissant en prise avec le monde de Vanilla Sky

Au final on retient un très bon films loin des blockbuster, ou l'imaginaire l'emporte sur l'action.


17/20

Simon : Vanilla Sky ou comment cacher la faiblesse d'un scénario derrière une mise en scène bordélique censée attirer le spectateur dans une espèce de dimension aliénique aux allures de réel. Bizarrement, quand le générique apparaît, vous êtes encore à vous demander le message qu'a voulu faire passer le film. Car finalement ce film c'est quoi ? Une histoire d'amour à l'eau de rose avec du mélodrame en veux-tu en voilà, des acteurs sortis tout droit d'un atelier de cire (rendez-nous le Tom Cruise de Collatéral par pitié) qui s'aiment avec cette flamme qui fait rêver tant de personnes. Ca parle d'amour, de passion, de haine, de la vie. Encore faut-il y croire. Oui, la mise en scène se veut originale, oui Penelope est belle et on tuerait pour un tête à tête avec elle mais ça ne suffit pas. La réalisation s'enlise dans le conventionnel, laissant derrière elle un gâchis énorme. Heureusement, la bande originale vient sauver le navire du naufrage en nous transportant gentiment entre deux échanges laconiques. Au final, la braise ne prend pas, ne laissant derrière elle que les cendres d'un film qui berce, berce, et finalement endort. Où est passé le génie de Cameron Crowe et de son Singles ?

08/20

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# Posté le mercredi 09 avril 2008 14:42

Modifié le jeudi 10 avril 2008 11:53

[2] Control

 Control
"I believe in Joy Division"

Biopic de Ian Curtis, chanteur et leader du célèbre groupe anglais Joy Division, Control se veut la relève de tout ces films biopics qui ont marqué la jeunesse des ados-rockeurs d'aujourd'hui : Jim Morisson, Jerry Lee Lewis, Brian Jones, Sid et Nancy, John et Yoko, etc. Réalisé par Anton Corbijn, qui signe ici son premier long métrage, le film nous conte la vie de Ian Curtis, de sa rencontre avec sa future femme Déborah, à son suicide le 18 mai 1980, à la veille du départ pour une tournée américaine. Inspiré par le livre Touching from a distance écrit par Mme Curtis, c'est à Sam Riley qu'est revenu la lourde tâche d'incarner cette légende de la scène New Wave anglaise des années 70-80. Du côté du casting, Samantha Morton (Minority Report, Elizabeth : l'âge d'or) interprète Déborah Curtis, femme passionnée puis veuve déchirée d'un homme qu'elle n'aura finalement jamais réussi à cerner. Alexandra Maria Lara (Crazy, La Chute, L'homme sans âge) joue quant à elle le rôle d'Annik Honoré, journaliste belge et amante de Ian des années durant. Control, c'est l'histoire d'un homme qui sans le vouloir, a changé l'histoire de la musique à jamais, laissant derrière lui un groupe meurtri, qui finira par se recomposer sous le nom de New Order.


Simon : Difficile de résumer Control. Difficile d'en parler, les mots manquent. De l'art à l'état pur, une histoire sans artifices, celle d'un homme anéanti par la vie, bien loin de toutes ces pseudos stars de rock qui voyaient dans la drogue une issue régénératrice. Ici, l'amour est un élixir, un élixir qui deviendra poison. Comme si au final, la vie ne tournait qu'autour de ça, ce sentiment indescriptible que les Baudelaire, Wilde, London et autres magiciens de la littérature savaient retranscrire à la perfection dans leurs écrits. Control, ça vous retourne les tripes, vous interroge sur vous même, ça vous ressuscite. Sam Riley que l'on découvre dans son premier "premier rôle" vous colle magistralement deux bonnes grosses claques dans la gueule dans une interprétation criante d'authenticité. Ian Curtis le possède, le transporte jusqu'à une perfection insoupçonnée, bien loin d'une société de consommation mensongère jusqu'à l'os. Mention spéciale pour Alexandra Maria Lara, muse à la beauté divine qui viendra longtemps peupler vos rêves les plus fous. Une réalisation sans fautes à laquelle on doit quelques plans séquences majestueux. Le choix du noir et blanc, qui à première vue semble prétentieux est au final la petite touche qui transforme le génial en extraordinaire. Du côté de la bande originale, résumée en un mot cela donnerait : magistrale. Difficile d'en être autrement quand il s'agit de Joy Division. Un frisson entre jouissance et malaise vous emporte quand les premières notes de Love Will Tear Us Appart résonnent. Atmosphere emplit les hauts-parleurs et c'est de l'impuissance maladive mêlée à de l'admiration éperdue qui vous cisaille. Au final, citer tout ce qu'apporte le film se transforme en mission impossible, la meilleure solution restant de le regarder, seul ou entre amis. Control , c'est simplement la biopic la plus aboutie réalisée à l'heure actuelle. Une ode à la vie en mémoire d'un groupe immortel, d'un homme devenu une icône malgré lui.

19/20


Thom : Control n'est pas un de ces biopics de groupe Pop-Rock comme "The Doors" (1991) d'Oliver Stone ou encore "One plus one / Sympathy for the devil" (1968) de Jean-Luc Godard, non pas question de drogue ou de filles faciles omniprésentes, non il est question de Ian Curtis véritable génie autodidacte qui tragiquement ne connaîtra jamais l'énorme impact qu'il laissera sur le monde musical post 80's jusqu'à maintenant. Dans Control il n'est pas question de rockeur tel que la culture post Beatles/Rolling Stones nous as vendu, Ian Curtis (Sam Riley) c'est avant tout une tragédie ou l'espoir est insaisissable.
Sam Riley nous reproduit le film, un Ian Curtis plus vivant que jamais, par sa prestation comme la reproduction des danses frénétique du chanteur de Manchester, ou les jeux de caméras nous invites comme spectateurs de façon si proche qu'à chaque mouvement la douleur de Curtis nous perfore les membres, tandis qu'en dehors des concerts c'est un Ian fragile, mélancolique, beaucoup plus sombre. La caméra nous transmet de façon si intime sa vie, nous permet d'être proche de lui, à la fin du film c'est un ami qu'on perd. Ian Curtis est un de ces artiste torturé tel Rimbaud, Van Gogh ou plus récemment Elliot Smith, ceux qui n'ont pas trouvé la paix, leur paix. Parler d'un biopic sur Joy Division c'est surtout parler de musique et en effet la bande originale est au delà de nos espoirs, réalisée par de nombreux groupes de l'époque comme de nouveaux groupes reprenant l'esprit torturé du chanteur (The Killers, Shadowplay).
Facteur majeur de cette "bulle" Control, le choix du noir et blanc n'est pas un hasard, Anton Corbijn nous annonce dès les premières minute, la fin dramatique qui nous attend.
Si vous ne devez retenir qu'une expérience intense c'est bien Control.

18/20

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# Posté le jeudi 10 avril 2008 11:45

Modifié le vendredi 11 avril 2008 14:28

[3] Solaris

         Solaris


" Les amants se perdrons mais l'amour restera "

Quand Stanislas Lem écrivit Solaris il ne se doutait pas qu'il serais repris dans un film éponyme réalisé en 1972 par le russe Andrei Tarkovski et en 2003 par Steven Soderbergh. Il est peu dire que pour Soderbergh c'est un pari risqué car la version originale est une perle des films de science-fictions avant gardistes,


Me voyant en manque de temps je fais un vague copier-coller du synopsis d'allociné.com .


Répondant à l'appel de détresse lancé par son ami Giberian, le commandant du Prométhée, une station spatiale gravitant autour de la planète Solaris, le docteur Chris Kelvin décide de se rendre à son bord. Une fois sur place, il découvre que Giberian s'est suicidé et que les deux autres scientifiques présentent des signes aigus de stress et de paranoïa.
Chris mène alors des recherches sur le comportement pour le moins étrange des rescapés. Lui-même sera victime d'une force mystérieuse qui le mettra en présence de Rheya, celle qu'il a aimée autrefois et qui a mis fin à ses jours.





Thom : Solaris est un pari gagné pour Soderbergh puisqu'il reprend brillamment le film et le parfait avec une nouvelle dimension digne des tragédies grecques. Notons tout d'abord le charismes du duo George Clooney/
Natascha McElhone qui marque avec puissance les esprits, nous rendant presque envieux de leur relation, puis les seconds rôles avec un Jeremy Davies qui comme à son habitude est extraordinaire, capable de nous remettre en question. Shane Skelton le jeune enfant hantant la station spatiale nous renvoie à nos peur primaires. L'aspect visuel du film est très explosif en rupture totale avec le climat plat que possède la station, tout comme le design de la station qui est encore une fois très réaliste et familliaire à la fois des films sf moderne. Bref à retenir une puissante histoires d'amour sous fond de science fiction, un classique.


Simon : A venir.

17/20
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 14:36

Modifié le dimanche 20 avril 2008 10:32